Mercredi, 3 octobre 2018

Session d'octobre au Grand Conseil : deux objets vert'libéraux passent la rampe !

Le Grand Conseil, avec 56 voix contre 46, s'est rallié à notre postulat concernant le devenir de l'asphalte usagé. Le postulat sur le fauchage raisonné des bords de routes a été par ailleurs accepté sans opposition !

Recyclage de l'asphalte usagé

 

A l’ordre du jour de la session d'octobre, le Grand Conseil avait plusieurs objets portant à l’engagement d’investissements conséquents dans la rénovation de nos routes. Et cela tombait à point nommé car, sur le même sujet, nous apprenions à la fin juillet dernier par les médias que la Suisse, dans sa quête éternelle de perfection, exportait massivement son asphalte usagé dans des contrées lointaines qui, bien sympathiquement, acceptent de les traiter pour nous. Semble-t-il parce que nous ne pouvons plus les recycler pour rénover nos routes. La faute à nos normes de luxe.


A la question : "qu’en est-il dans notre Canton ?" a été soumis un postulat accueilli positivement par les députés. Le Conseil d'Etat devra donc informer le Grand Conseil quant à notre gestion de l'asphalte usagé. Cette information devra être accompagnée d’une étude sur la valorisation des matériaux provenant de la réfection des routes cantonales. Dans ce cadre, il sera important d’examiner toute solution pour minimiser l’impact environnemental du recyclage de l’asphalte, en favorisant dans toute la mesure du possible des débouchés de valorisation au niveau local. 

Une bonne nouvelle pour avoir un aperçu de la situation dans nos terres, certainement bonne pour notre environnement et potentiellement aussi pour nos entreprises !

 

Entretien raisonné des routes

 

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on parle dans les médias de l’impact de notre mode vie sur l’environnement. Et dans ce contexte une attention toute particulière est régulièrement portée sur la santé des insectes pollinisateurs, qui sont indispensables, faut-il le rappeler, à notre agriculture. Pas d’abeilles, plus de miel, mais surtout plus de fleurs ni de fruits… La sauvegarde de la biodiversité est en effet un combat de tous les instants et sur tous les fronts. Nos bords de route sont aussi des biotopes très important pour les reptiles et les petits mammifères.


Les Vert’libéraux ont reçu copie il y a quelque temps d’une lettre de l’Association « Espace Abeille » adressée au Conseil d’Etat.  Son auteur y faisait part de ses observations, dépitées mais courtoises de la dévastation provoquée par un entretien déraisonnable des bas-côtés. A titre d’exemple, les clichés nous montraient les abords d’une route et du giratoire de Bayerel, près d’Engollon, au Val-de-Ruz, où l’entretien avait manifestement été fait avec un excès de zèle particulier (c.f. lien téléchargeable ci-après). L’auteur du courrier constatait une corrélation directe entre la période de fauche et une diminution sensible de la vivacité de ses ruches en termes de réserve de miel. 

 

Or, laisser à la nature le temps de se développer, puis faucher avec plus de discernement et moins souvent, permettrait aussi des économies en termes de matériel et de carburant (moins de rotations de véhicules qui génèrent leur lot de pollution), de temps de travail et, évidemment, de finances. C'est dans ce but que nous avions déposé une motion - par la suite transformée en postulat. Celui-ci arrivait à point nommé pour valider par le Parlement une stratégie cantonale en cours d'évaluation au Val-de-Travers, et inciter à la poursuite dans ce sens. Il a été accepté sans opposition - un signal positif pour un fauchage plus raisonné des routes et chemins du canton !

 

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Mais qu'est-ce donc qu'un postulat ? La loi d'Organisation du Grand Conseil répond à cette question !

Le postulat est la proposition faite par le Grand Conseil au Conseil d'Etat : a) d'étudier l'opportunité de prendre une mesure ou de légiférer dans un domaine particulier et d'établir un rapport sur les résultats de son étude, accompagné cas échéant de propositions, b) d'étudier l'opportunité d'établir un rapport d'information sur tout autre sujet et présenter les résultats de son étude dans un rapport.