Mardi, 17 novembre 2020

Texte prononcé par la nouvelle présidente du Conseil général de la Commune de Neuchâtel

Par Sylvie Hofer-Carbonnier.

"Chères et chers collègues,
Mesdames et Messieurs,

 

Il m’appartient maintenant de vous dire quelques mots, comme le veut la tradition. Et je commencerai bien sûr par mes vifs remerciements que je vous adresse à toutes et tous pour la confiance dont vous m’honorez en me désignant comme présidente de notre conseil. J’espère que je saurai être digne de cette confiance. J’espère aussi que vous toutes et tous saurez vous montrer indulgents le jour où, peut-être, je me perdrai au milieu des amendements et des sous-amendements…

 

Mais l’essentiel est bien sûr ailleurs. Il est dans notre chance de servir les habitantes et les habitants de notre commune. Il est dans notre chance de pouvoir prendre des décisions dont nous pensons qu’elles vont améliorer la qualité de vie de la communauté.

 

Et, en plus, c’est une nouvelle communauté! La commune de Neuchâtel, désormais, c’est le centre-ville, c’est Serrières, Chaumont, La Coudre, les Cadolles ou encore Monruz, mais c’est tout autant - j’insiste sur ce «tout autant» – Valangin, Corcelles-Cormondrèche et Peseux. J’en profite pour féliciter pour leur élection toutes celles et tous ceux qui sont domiciliés dans ces trois localités et qui siègent parmi nous ce soir. Ils et elles sont au nombre de 17, ce qui est une très bonne chose dans l’optique du travail que nous devrons mener pour l’ensemble de cette nouvelle communauté.

 

La fusion. Nous y voilà. Celle que l’on a attendue, celle qui devient réalité. Nous sommes en effet très nombreux, dans cette salle, à avoir bataillé pour qu’elle voie le jour. Une malheureuse table posée devant le bureau de vote de Peseux a permis à la population de se prononcer non pas une fois, mais deux fois, la seconde étant la bonne. Je ne peux donc que remercier celle ou celui qui, jadis, a inventé la table…

 

Plus sérieusement, je pense que nous sommes ici 41 – ou 40 et une –, à nous féliciter que les communes qui n’en feront effectivement plus qu’une à partir du 1er janvier aient décidé de se tendre la main. Mieux: aient décidé de réunir 8 mains pour faire du meilleur travail encore.

 

Et nous en aurons bien besoin, particulièrement dans la situation préoccupante que nous connaissons actuellement. Vous l’aurez compris, je ne parle pas tant du fait que nous siégeons ce soir en l’absence du Conseil communal pour les raisons que vous savez et auquel j’adresse un bonsoir amical par caméra interposée… si tant est que l’informatique cantonale ne soit pas victime d’un bug…

 

Non, je parle des réponses que nous allons devoir et pouvoir donner aux défis économiques, sociétaux et environnementaux. Dans cette salle, nous sommes tous favorables, je crois, à la nécessité de nous montrer créatifs et innovants pour l’économie, et avec elle les emplois, qui ne peuvent qu’en ressortir gagnants. Innovants aussi et surtout en ce qui concerne notre mode de vie – mais sans perdre en qualité de vie – face au changement climatique.

Alors oui, certes, avec parfois des ambitions ou des moyens différents. Et nous savons que, durant ces presque quatre ans à venir, il y aura des divergences au sein de notre conseil. C’est normal, c’est même tant mieux, cela fait pleinement partie de la vie politique, de la vie démocratique.

Toutefois, en tant que première présidente du premier Conseil général de notre nouvelle commune, je vous invite, je nous invite, à faire en sorte que ces divergences ne nous empêchent pas de toujours nous retrouver sur le dénominateur commun suivant: la nouvelle commune de Neuchâtel, à son très modeste niveau, peut faire en sorte que le monde, qui ne se porte pas bien, évolue dans une direction plus respectueuse de la planète et du bien-être, du bien-vivre de ses habitantes et habitants.

 

Il ne me reste qu’à nous souhaiter de passionnants et fructueux travaux, et longue vie à notre nouvelle commune !"

 

La nouvelle commune de Neuchâtel, à son très modeste niveau, peut fait en sorte que le monde, qui ne se porte pas bien, évolue dans une direction plus respectueuse de la planète et du bien-être, du bien-vivre de ses habitantes et habitants.