Face à Trump, la Suisse cherche sa ligne

Face à Trump, la Suisse cherche sa ligne

L’émission Infrarouge de la RTS consacrée aux relations entre la Suisse et les États-Unis a mis en lumière un enjeu central pour notre pays : comment défendre ses intérêts économiques dans un contexte international marqué par un retour du protectionnisme et une diplomatie de plus en plus transactionnelle.

Invité principal du débat, le président de la Confédération Guy Parmelin a présenté la stratégie du Conseil fédéral face à Donald Trump. En face de lui, plusieurs invités dont Maxime Auchlin, entrepreneur, président du PVL NE et député au Grand Conseil.

 

Une relation économique essentielle mais chahutée

Les États-Unis représentent un partenaire économique majeur pour la Suisse. Les discussions récentes entre les deux pays ont été décrites comme « courtoises mais fermes », notamment autour des questions commerciales et des droits de douane.

 

Dans ce contexte, la ligne défendue par le Conseil fédéral repose avant tout sur un dialogue diplomatique direct avec les acteurs-clés côté américain et la protection des intérêts économiques suisses.

Lors du débat, Maxime Auchlin a souligné le contexte instable extrême dans lequel l’industrie doit naviguer. Selon lui, la politique étrangère américaine actuelle s’inscrit dans une logique de rapport de force : les relations internationales sont abordées comme des négociations économiques, où les intérêts nationaux immédiats priment sur la coopération multilatérale.

 

Cette évolution constitue un défi particulier pour un pays comme la Suisse, dont la prospérité dépend largement d’un système international stable et prévisible.

Maxime Auchlin a insisté sur le fait que les tensions commerciales ou les politiques protectionnistes touchent d’abord les économies ouvertes. Pour la Suisse, le danger est double : un risque majeur de désindustrialisation et une marginalisation progressive de notre pays.

 

Une réponse vert’libérale : ouverture, réalisme et coopération

Face à ces défis, il a plaidé pour une stratégie fondée sur :

– Le renforcement du multilatéralisme

– Une coopération européenne accrue par la ratification des Bilatérales III

– Une diplomatie économique active mais indépendante, qui renforce la stabilité

 

Cette approche correspond pleinement à l’ADN vert’libéral : défendre simultanément la prospérité économique, l’ouverture internationale et la stabilité institutionnelle.

 

Intervention complète de Maxime Auchlin lors de l’émission: https://bit.ly/4l0j92O